Le « véganisme » : une secte, un effet de mode, ou un signe des temps qui changent ? (Guillaume Corpard)

Disons-le d’emblée : j’ai adoré la viande ! Originaire des Landes, j’ai grandi avec le foie gras maison, le magret, le confit, le bœuf de Chalosse… Je n’imaginais pas un repas sans protéine animale… Mais voilà, il s’est passé beaucoup de chose, depuis ! C’est sans aucun jugement, ni aucune forme de culpabilisation que j’aimerais vous parler ici…
Un problème de communication semble s’installer en France, comme dans beaucoup d’autres pays, au sujet de notre consommation d’animaux… Les disputes autour de la table deviennent fréquentes ! Mais pourquoi les « végans » (parfois moralisateurs et trouble-fêtes, avouons-le) sont-ils de plus en plus nombreux à choisir ce mode de vie ?

Vous voyez une vache, ou un steak ? Voilà l'un des débats les plus houleux du moment...

Victor Hugo disait : « On ne peut arrêter une idée dont le temps est venu ». Sommes-nous face à un tel phénomène aujourd’hui ? La planète Terre et notre sens moral peuvent-ils encore supporter notre façon de consommer les animaux ?
Il est clair que les personnes ayant opté pour une alimentation « végétale » sont mieux comprises quand elles font preuve de tact et de tolérance dans leur approche...ce qui n’est pas toujours le cas ! Tandis que les « carnistes ou omnivores » seraient bien inspirés à leur tour, d’étudier vraiment, sans mépris et le cœur ouvert, les arguments des adeptes de cette nouvelle écologie. Car aussi moralisateurs soient-ils, ces derniers posent des actes forts et courageux, après une remise en question personnelle souvent profonde.
Les « végans » sont-ils cohérents ? Font-ils preuve de compassion pour les êtres sensibles qui garnissent nos rayons de boucherie ? Veulent-ils sincèrement sauver notre planète ? Veulent-ils maîtriser ce qu’ils mangent, malgré le poids des habitudes, des lobbies et du conditionnement dont nous sommes tous victimes ? Si l'on répond "Oui" à ces questions, c'est que le mouvement est profond et digne d'être étudié sérieusement par chacun de nous...
Une prise de conscience collective est nécessaire pour faire de vrais choix de société, quels qu’ils soient. Car aujourd’hui, en attendant, ce sont les industriels et leurs lobbies surpuissants qui décident à notre place. Nous diviser les uns les autres fait des heureux : ceux qui exploitent la planète, les êtres humains et les animaux.

La compassion pour les animaux non-humains : de la sensiblerie ou une ouverture de cœur ?

Il est temps de nous rassembler, le cœur ouvert, pour nous plonger dans une réflexion philosophique, politique et sociale… C’est non seulement nécessaire pour notre bien à tous (n’oublions pas que beaucoup de nos maladies modernes sont causées par notre alimentation), mais aussi pour donner une chance aux futures générations de vivre sur cette si belle planète…
Alors les amis, je vous propose d’en débattre ensemble, avec bienveillance et sourires.
Article écrit par Guillaume Corpard - auteur du livre « Un Cri pour la Terre » (2017), conférencier et Président de l’association « Happy Earth Now »

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